La Passerelle
de Saint-Mandé

Départ de Jacqueline

Le moment est un peu difficile pour la présidente que je suis…

Comment éviter trop d’émotion, comment faire de ce « pot de départ » un moment de fête, de remémoration des souvenirs et de célébration du présent ?

Comment se tourner dès aujourd’hui vers l’avenir de notre belle association ?

Dans les entreprises, dans les administrations, un pot de départ, c’est assez normalisé.

Prendre sa retraite, être muté, c’est la vie au travail. On trinque, on rit, on offre des fleurs et un cadeau et le lendemain on passe à autre chose. On promet de se revoir et de s’appeler tout en sachant que ça n’ira pas de soi et que la routine de la vie reprendra le dessus.

Il en va autrement du départ de Jacqueline.

Jacqueline était depuis 11 ans notre unique salariée. Pas la première, il y a eu Carole, Sophie, Laurence, Amélie, Reynald, Nicolas et quelques autres. Certains étaient employés par la mairie et détachés auprès de l’association, d’autres des étudiants ravis et étonnés de si bien s’entendre avec des personnes qui auraient pu être leurs grands-parents. Tous avaient leur personnalité et leurs compétences. Mais aucun n’a eu le temps de tisser des liens avec les adhérents comme ne l’a fait Jacqueline.

Contrairement à ses collègues précédents, Jacqueline a d’abord été adhérente et bénévole avant d’être notre salariée. Elle avait déjà noué des liens amicaux, proposé des activités, assuré de sa présence quand c’était nécessaire. Et elle est toujours restée dans cet esprit. La pétanque, le tarot, les repas, les barbecues, les coups de fil aux plus anciens ne faisaient pas partie de ses tâches de salariée. C’était sa vie personnelle, son temps de bénévolat. Un temps dans lequel elle continue à être attentive aux adhérents et bien présente.

Cela ne l’a pas empêchée d’être toujours disponible en tant que salariée, ne comptant pas ses heures : ponctuelle, efficace, toujours en forme (ou au moins voulant le faire croire).

Assurer tous les après-midi de l’été, même quand il fait très chaud, même quand presque tout le monde a quitté Saint-Mandé, c’était la tâche de Jacqueline. Sa présence fidèle dans ces moments cruciaux lorsque l’on veut lutter contre l’isolement nous a permis de garder le cap et la spécificité de notre association.

Être présente à longueur d’année (même lors de ces satanées vacances scolaires qui vident la plupart des associations de leurs bénévoles), gérer avec patience les mauvais caractères et les inévitables frictions, proposer des jeux de mots et de lettres pour entretenir la mémoire, savoir écouter et garder pour soi les confidences, mais aussi recadrer quand c’était nécessaire, voilà le quotidien de notre salariée Jacqueline.

Les fous rires pendant les petits bacs, la lecture des nouvelles policières qu’elle avait écrites, les séances de « devenons poètes » et surtout le certificat d’études repassé gaîment pendant un trimestre... chacun pourra ajouter tout à l’heure à cet inventaire ses souvenirs personnels.

Au-delà d’une professionnelle sérieuse et efficace, la Jacqueline que nous tenons à fêter aujourd’hui, c’est avant tout une belle et bonne personne.

Une belle personne, qui a su rebondir sur les difficultés de la vie - de ce côté elle n’a pas été épargnée - qui au lieu d’être envieuse et aigrie a su prendre ce qu’il y avait de meilleur et d’en faire profiter ceux qui l’entouraient. Qui est capable de continuer à donner de son temps sans arrière-pensées alors qu’elle n’est plus salariée. Qui n’a jamais un mot méchant, jamais un ragot inutile à dire, jamais de ressentiment apparent. Qui est proche sans être envahissante, qui voit la lumière plutôt que l’ombre et croit toujours en des jours meilleurs.

Une bonne personne aussi.

La bonté n’est une valeur pas trop en vogue sur nos petits et grands écrans. On parle d’empathie et de résilience, mais la bonté a disparu. Trop gratuite, pas assez clinquante. Pourtant, Jacqueline est vraiment une bonne personne. Elle sait écouter, même quand c’est un peu lassant, elle prend son temps ; elle n’oublie personne, même ceux qui sont loin. Elle pense aux autres avant de penser à son intérêt. Chacun ici en a fait l’expérience.

Jacqueline, La Passerelle, en tant qu’association, le conseil d’administration, en tant qu’employeur, mais aussi chacun de nous, nous te remercions de ce que tu nous as donné et continue à nous donner chaque jour, de ce que nous avons vécu ensemble.

Nous te remercions du temps passé auprès des adhérents, de ta mémoire des noms et des visages, de ton oreille attentive, de ta joie de vivre, du plaisir qu’on a à te retrouver. Nous te remercions de ce que tu es, tout simplement.

La Passerelle de Saint-Mandé, c’est devenu une famille…

 

Alors, Jacqueline, notre Jacqueline, tu en feras toujours partie.                                                                                   Claire, 1er octobre 2021.

Nous avons reçu des directives de la Mairie qui imposent
à compter du lundi 6 septembre 2021,
l'application du passe sanitaire
dans l'ensemble des infrastructures mises à notre disposition
.

C'est pourquoi, nous devrons contrôler la validité de votre passe sanitaire à votre arrivée à la Maison de la famille.

Merci de nous faciliter ce contrôle.

Seuls sont habilités à faire cette vérification
des responsables du bureau de l'association.
 

Les activités en extérieur
(marches, pétanque, vélo, do in)
ont repris MAIS à la condition
d'être encadrées par un bénévole responsable.

Sinon, vous pouvez les exercer aux seules conditions suivantes :

·    à titre personnel,

·     en observant strictement les gestes barrières.

 En attendant, prenez bien soin de vous et des autres et observez les consignes : distanciation, gestes barrière, etc.

contact adhésion 06 81 97 58 73